jan15

Un exemple d’intervention d’après le modèle de systémique stratégique de Palo-Alto, par Nicolas De Beer (www.mediat-coaching.com)

« Demande
La cliente demande un entretien avec le consultant.
Voilà, je suis tellement distraite, je n’arrive plus à travailler. Tout va de travers. Je déteste mon travail, je me dispute avec mon patron, je me sens déprimée et stressée tout le temps. Je ne sais plus quoi faire.

Identification du problème
Le consultant :
Vous avez parlé de différentes choses qui vous ennuient. Votre travail, votre patron et aussi ce sentiment de vous sentir déprimée. Parmi ces choses-là, laquelle est celle qui vous dérange le plus ?

La cliente :
Je dirais bien que c’est le fait de me disputer avec mon mari, mais souvent on se dispute par rapport à ce que je devrais mettre en place avec mon patron. Et lui, il me rend folle. J’imagine que c’est mon patron le problème principal. Je pense que ce problème résolu, je serai moins déprimée, et à ce moment-là, je me disputerai moins dans ma vie personnelle.

Quand quelque chose dérange, subitement tout devient un problème. C’est pourquoi il est préférable dans ce cas de poser la question « Qu’est-ce qui vous dérange le plus ? »

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jan04

La responsabilité est constitutive de la vie sociale : elle est ce par quoi nous nous concevons comme des personnes morales capables de suivre des règles, d’agir et de juger l’attitude d’autrui sur la base de celles-ci. Mais cette notion présuppose la liberté du sujet : je ne peux être responsable que d’un acte que je suis libre de réaliser (volonté libre) et capable de juger de façon autonome (libre-arbitre). Enfin, nulle responsabilité sans contrainte: la responsabilité est obligation de respecter les critères de cette responsabilité sous peine de sanctions.

Dans un texte intitulé «De culpabilité en responsabilité», le psychanalyste Emmanuel Diet éclaire la complexité contemporaine de la responsabilité à la lumière de l’approche psychanalytique et de sa prise en charge de la culpabilité.

Avec la théorie psychanalytique freudienne, le sujet ne peut plus s’identifier avec la conscience de soi : il est constitué à la fois d’une conscience et d’un inconscient. Le moi (la conscience) n’est « pas maître dans sa propre maison » écrit Freud, ce qui remet en cause la conscience comme fondement de la certitude. La psychanalyse mène donc à un triple abandon :
1/ abandon de l’unité du sujet (division psychique);
2/ abandon de l’autonomie du sujet (déterminisme);
3/ abandon de l’identité du sujet (en tant que cogito).

Comment dès lors penser la responsabilité de l’homme si celui-ci n’est plus maître de soi ? Dans quelle mesure si le sujet est remis en question par l’hypothèse de l’inconscient, peut-on penser une responsabilité de ses actes, qui par définition présupposent la notion de volonté ? Autrement dit, dans quelle mesure la psychanalyse comme remise en question de l’unité du sujet humain, n’est-elle pas porteuse de la liquidation de toute idée de responsabilité?
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nov20

”Qu’est-ce qui nous donne le plus le sentiment de liberté? L’oubli qu’on vous regarde.

Ne plus être ni enfant, ni vieillard, ni femme ni homme, ni père ni mère, ni fils ni fille.
[Les rares être libres] n’ont pas de regard collectif posé sur leur épaule.
[…] Au printemps la chaleur neuve du soleil Continue reading »

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